« Slow life » : et si on apprenait à (re)prendre notre temps ?
Dans un quotidien où tout semble aller plus vite que jamais, la tendance de la « slow life » invite à lever le pied. Plus facile à dire qu’à faire ? Il existe pourtant de nombreuses solutions !
Il y a ceux qui veulent être servis en deux minutes chrono et avaler leur commande tout aussi rapidement. Et ceux qui préfèrent hésiter, puis savourer leur plat. C’est en réponse à l’avènement du fast food que Carlo Petrini, critique gastronomique italien, a lancé le concept de « slow food » afin de « ralentir le rythme de la vie pour pleinement en profiter ». Depuis, cette philosophie s’est étendue à tous les pans de notre vie à travers la tendance « slow life ».
Mais pour prendre son temps, encore faut-il en avoir ! Selon l’Observatoire de la qualité de vie au travail, 70 % des salariés français disent manquer de temps dans leur quotidien. En parallèle, le temps passé au quotidien sur l’écran de son smartphone (ou de son téléviseur) ne cesse d’augmenter : il dépasse désormais, en moyenne, les trois heures d’après Médiamétrie.
Diminuer le rythme: des bienfaits pour nous et notre planète
Si l’usage accru du smartphone est associé à des symptômes de stress et d’anxiété, une étude scientifique rappelle qu’il suffit de marcher une heure dans la nature pour ressentir un bienfait sur notre santé mentale. De même, se dégager du temps pour pratiquer une activité physique (comprenant la marche) réduit considérablement le risque de développer certaines maladies cardiovasculaires.
Moins de temps d’écran, c’est donc plus de bien-être ! Ranger son téléphone n’est pas la seule manière d’embrasser la « slow life », dont l’un des mantras est de faire moins… mais mieux ! Côté voyage, il peut s’agir de rallonger le temps de trajet en optant pour le train : un moyen efficace pour savourer le paysage et passer en mode déconnexion. Mais également pour réduire son empreinte écologique. Car derrière cette tendance se cache également l’idée de se reconnecter à l’environnement : qu’il s’agisse de faire ses courses en prenant le temps d’aller à la rencontre de producteurs locaux ou en choisissant de réparer un objet plutôt que de le racheter immédiatement.
S’ennuyer a aussi des avantages !
« À petites doses, l’ennui est le contrepoids nécessaire au monde surstimulé dans lequel nous vivons. Il peut avoir des bienfaits uniques pour notre système nerveux et notre santé mentale », selon Michelle Kennedy et Daniel Hermens, deux chercheurs américains en santé mentale.
L’ennui active le même système neurologique que lorsqu’on rêve : des épisodes de pensées dits « aléatoires » qui permettent potentiellement de développer de nouvelles idées ou des processus créatifs ! Attention néanmoins à choisir des moments propices à l’ennui. Une autre étude relie l’ennui à la survenue d’accidents graves dans des contextes qui requièrent une vigilance continue, comme la surveillance médicale ou la conduite.
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