Le vapotage : la face cachée d’un phénomène en hausse
En novembre, le Mois sans tabac a encouragé de nombreux fumeurs à entamer un sevrage. Si la cigarette électronique peut accompagner cette transition en réduisant l’exposition aux substances nocives du tabac, elle n’est pas sans risques, notamment pour les jeunes.
De quoi parle-t-on ?
La cigarette électronique chauffe un liquide composé d’arômes, de propylène glycol, de glycérine végétale et le plus souvent de nicotine. La vapeur ainsi produite est inhalée. La vaporette est en libre accès pour les majeurs, mais n’est pas un produit de santé, contrairement aux substituts nicotiniques (patchs, gommes) disponibles en pharmacie.
Combien de vapoteurs ?
En 2023, Santé publique France rapporte que 8,3 % des adultes (18-75 ans) déclarent vapoter, soit environ 4,2 millions de personnes (dont les 3/4 « vapent » quotidiennement).
La pratique touche des profils variés, du fumeur souhaitant réduire les risques au vapoteur exclusif.
Un allié (parmi d’autres) pour arrêter de fumer
La cigarette électronique peut aider certains fumeurs à arrêter, même si son efficacité reste débattue. Si la dépendance à la nicotine demeure, des essais cliniques montrent néanmoins qu’elle augmenterait les chances de sevrage. En supprimant la combustion du tabac, elle réduit l’exposition aux goudrons et au monoxyde de carbone. Pour limiter au maximum les risques, il est recommandé aux vapoteurs d’abandonner complètement la cigarette classique.
Moins toxique que le tabac, mais pas sans danger
Des incertitudes scientifiques subsistent sur les effets à long terme de la cigarette électronique sur la santé. Si la vape est moins nocive que la cigarette, elle n’est pas sans risque : son aérosol contient des substances potentiellement toxiques et ses effets à long terme restent mal connus. Elle émet des particules fines pouvant exposer l’entourage.
Certaines études suggèrent des impacts respiratoires, cardiovasculaires ou buccodentaires. Des études fiables manquent encore sur ses effets sur la grossesse ou le développement du foetus, sur le risque de cancer.
Les jeunes, attention danger
L’univers de la vapoteuse attire fortement les jeunes : arômes sucrés, formats colorés et image « plus sûre ». Pourtant, les données montrent qu’un jeune vapoteur a trois fois plus de risques de commencer à fumer ensuite. Par principe de précaution, retarder l’usage de ces produits est essentiel afin de limiter l’initiation au tabac et la dépendance future, notamment à la nicotine.
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