COVID-19 : tout ce qu'il faut savoir

COVID-19 : tout ce qu’il faut savoir

Évolution de la crise en France et dans le monde, comment être vacciné, comment fonctionne le pass sanitaire et dans quel cas est-il obligatoire, que faire en cas d’infection, les consignes nationales, et les dispositifs d’aide.

Évolution de l’épidémie

Le taux d’infection en France remonte à nouveau, comme dans toute l’Europe et le refroidissement des températures nous plonge dans une nouvelle vague. C’est pourquoi les lieux et situations où le pass sanitaire est obligatoire se sont généralisées, et qu’un rappel pour une nouvelle dose de vaccin est demandé aux plus âgés et fragiles, sans qu’un assouplissement soit envisageable pour l’instant.

Pour endiguer le virus, il est impératif de continuer à respecter les consignes nationales, les mesures barrières, être vigilant en cas de symptômes et recourir à la vaccination. « Si vous avez deux doses de vaccin vous êtes protégés à plus de 90% contre les formes graves, y compris contre le variant Delta » précise le Ministre de la Santé Olivier Véran. Aujourd’hui en France, 8 personnes sur 10 hospitalisées à cause du COVID-19 ne sont pas vaccinées.

C’est de la responsabilité de chacun que dépend notre santé collective, mais également la possibilité de reprendre le cours de nos vies.

En chiffres*

  • 250 479 294 cas confirmés dans le monde, 41 687 599 en Europe dont 7 287 645 en France
  • 5 070 376 décès dans le monde, 813 320 en Europe dont 118 154 en France**
  • 3,4% de taux de positivité des tests en France***
  • 2 202 nouvelles hospitalisations en France sur les 7 derniers jours dont 532 en soins critiques****
  • 51 431 090 personnes en France ont reçu au moins une dose du vaccin.

* Source : Santé Publique France. Chiffres du 14/11/2021
** Nombre de décès mis à jour hebdomadairement pour les décès survenant à l’hôpital et au sein des Établissements sociaux et médico-sociaux
*** Nombre de personnes testées positives en RT-PCR SARS-CoV-2 divisé par le nombre de personnes testées, sur les 7 derniers jours consolidés
**** Source : données remontées par les centres hospitaliers participants à SI-VIC

Se faire vacciner

En France, le vaccin est ouvert à toute personne de 12 ans et plus. Il est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale : n’oubliez pas votre carte Vitale lors de votre vaccination. Un schéma vaccinal complet est obligatoire pour le personnel soignant des établissements de santé ou les intervenants auprès de personnes fragiles à compter du 15 octobre. Pour tous les autres, le vaccin reste pour l’instant non-obligatoire (après recueil du consentement). « En fonction de l’évolution de la situation, nous devrons nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français » a précisé Emmanuel Macron.

La vaccination des 12-17 ans ne peut se faire qu’en centre de vaccination, avec le vaccin Pfizer (seul autorisé pour ce public en Europe) et avec l’accord du mineur comme de ses parents (ou responsables légaux) en remplissant l’attestation dédiée du ministère de la Santé (Format PDF / 454 Ko). Lors de l’injection, la présence d’un des deux parents est nécessaire, muni de ladite attestation : il s’engage sur l’honneur à ce que le parent absent cotitulaire de l’autorité parentale ait donné son autorisation.

Pour se faire vacciner : des centres de vaccination départementaux, des pharmacies, des centres médicaux et des médecins sont accessibles sur RDV via Sante.fr, Doctolib ou le N° vert 0 800 009 110. Vous pouvez aussi demander à vous faire vacciner chez votre médecin traitant (pour les personnes à risque notamment) ou votre médecin du travail.

Le vaccin est administré en deux fois sur deux rendez-vous consécutifs* afin d’obtenir l’immunité maximale. Une fois vacciné, continuez à conserver les gestes barrières pour laisser au vaccin le temps d’agir et éviter de transmettre le virus qui peut toujours se fixer sur vous. Suite à chaque injection vos justificatifs vous sont remis : veillez à bien les conserver car ils constituent votre pass sanitaire, indispensable pour certains loisirs, évènements, et déplacements.

* Sauf si vous avez contracté récemment le virus ou si vous utilisez le vaccin Janssen : dans ces cas-là une seule dose suffit. Les centres de vaccination et certaines pharmacies proposent des tests sérologiques pour vérifier en 15mn si vous avez déjà eu le virus et dans ce cas ne recevoir qu’une dose de vaccin.

Pour plus d’infos : nos explications sur le fonctionnement des vaccins et sur les vaccins à ARN messager

3è dose de vaccin : qui est concerné ?

A compter du 15 décembre, sous peine de ne plus bénéficier du pass sanitaire la 3è dose de vaccin est exigée pour les 65 ans et plus ainsi que pour les personnes avec au moins une comorbidité ou une pathologie grave, avec 6 mois d’intervalle entre la 2è et la 3è dose, car « la protection vaccinale chez certaines personnes – les plus fragiles, les plus âgés – baisse » avec le temps, explique le Premier Ministre Jean Castex. Une campagne de 3è dose directement dans les EHPAD est en cours (après recueil du consentement ; en cas d’incapacité cognitive le personnel soignant recoure à une personne de confiance pour le consentement).

Une campagne de rappel pour une nouvelle dose de vaccin sera aussi ouverte courant décembre pour les 50-64 ans, sans que cela soit conditionné au maintien ou non du pass sanitaire pour l’instant. 83% des personnes en réanimation ont plus de 50 ans.

Pass sanitaire

C’est le terme pour désigner les justificatifs d’un statut vaccinal, d’un test négatif ou un certificat de rétablissement. L’une des trois preuves suivantes suffit pour constituer votre pass sanitaire :

  1. Votre justificatif de vaccination une fois complètement vacciné (1 semaine en France et 2 semaines pour vos voyages après la 2è injection pour les vaccins à double injection Pfizer, Moderna et AstraZeneca / 4 semaines après l’injection pour le vaccin à une seule injection Janssen / 2 semaines après l’injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de COVID et donc une seule injection). Toute personne vaccinée peut récupérer son attestation de vaccination sur le portail patient de l’Assurance Maladie ou auprès de n’importe quel professionnel de santé sur demande.
  2. La preuve d’un test négatif de moins de 48h pour l’accès aux événements concernés, et moins de 72h pour le contrôle aux frontières. Les délais de validité des tests (48h ou 72h selon les cas) sont stricts : veillez à ne pas les dépasser et à bien vous renseigner auparavant. Sauf prescription médicale les tests COVID sont désormais payants (généralement entre 22 et 44€) « afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests » justifie Emmanuel Macron.
  3. Un test positif attestant du rétablissement au COVID réalisé plus de 2 semaines et moins de 6 mois après infection dûment constatée, disparition des symptômes et période de contagiosité écoulée. Ces tests permettent d’indiquer un risque limité de réinfection.

Plus d’infos sur le site du gouvernement

TousAntiCovid

Cette appli mobile, en plus de stocker votre pass sanitaire, vous informe sur l’évolution de la pandémie, des consignes sanitaires et vous alerte immédiatement en cas de contact récent avec un utilisateur de l’appli testé positif au COVID-19 (commerces, transports, travail…). Disponible sur Apple App Store (iOS) et Google Play Store (Android).

Symptômes et transmission

Les symptômes principaux : fièvre, difficultés respiratoires (toux, essoufflement), maux de gorge et de tête, courbatures, fatigue, parfois diarrhées et perte de l’odorat et du goût.

La maladie se transmet par gouttelettes : postillons, éternuements, toux, face-à-face prolongé, discussion sans précautions, contact avec des mains non lavées… La période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes va de 3 à 14 jours.

Le COVID a aussi endeuillé certaines familles d’agents RATP

Pour aider nos orphelins : rendez-vous sur notre page web dédiée aux dons par chèque ou en ligne

Vous êtes malade ou en contact avec un malade

Dès les premiers symptômes (toux, fièvre…), même en étant vacciné :

  1. Isolez-vous à domicile, portez toujours un masque face aux autres et appliquez bien les gestes barrières.
  2. Consultez votre médecin traitant ou un médecin afin qu’il vous prescrive un arrêt de travail, un masque FFP2 et une ordonnance pour vous faire tester. Privilégiez la téléconsultation, remboursée à 100% par l’Assurance Maladie Obligatoire pendant la crise sanitaire.
  3. Prenez immédiatement rendez-vous pour un test de dépistage dans un centre de dépistage ou un laboratoire près de chez vous. Privilégiez les rendez-vous sur Doctolib pour gagner du temps.
  4. Lors du rendez-vous munissez-vous de votre masque, votre ordonnance et votre carte Vitale pour être remboursé à 100% par l’Assurance Maladie Obligatoire.
  5. Maintenez votre isolement avec masque en attendant les résultats.
  6. Si le test est positif, listez les personnes avec qui vous avez été en proximité : l’Assurance Maladie et/ou votre médecin vous appellera, vous et ces « personnes contact », pour vous informer des consignes à suivre. Restez isolé avec masque jusqu’à votre guérison complète (10 jours minimum sans symptômes, 10 jours minimum depuis l’apparition des premiers symptômes, 48h de plus si persistance de la fièvre après les 10 jours) et suivez les recommandations de l’Assurance Maladie et de votre médecin. Pour déterminer s’il s’agit d’une contamination aux variants, un test positif doit être accompagné d’un « test PCR de criblage ».

Même sans symptômes ou en étant vacciné, si vous êtes déclaré « cas contact » d’une personne contaminée par cette dernière, par un médecin, par l’Assurance Maladie ou par l’appli TousAntiCovid :

  1. Isolez-vous à domicile (en télétravail si vous avez un emploi), portez toujours un masque face aux autres, appliquez bien les gestes barrières, soyez vigilant sur vos symptômes et prévenez toute personne ayant eu un contact à risque avec vous.
  2. Prenez immédiatement rendez-vous pour un test de dépistage dans un centre de dépistage ou un laboratoire près de chez vous. Privilégiez les rendez-vous sur Doctolib pour gagner du temps. Si vous êtes informé par un médecin ou l’Assurance Maladie, ils devront vous indiquer où vous rendre et vous serez automatiquement inscrit pour ce test.
  3. Lors du rendez-vous munissez-vous de votre masque, votre carte Vitale et votre justificatif de cas contact pour être remboursé à 100% par l’Assurance Maladie.
  4. Maintenez votre isolement avec masque en attendant les résultats.
  5. Si le test est positif, suivez la procédure dédiée. Si le test est négatif, restez isolé 7 jours à partir de la date du dernier contact (sauf si vous êtes vacciné), puis refaites un test. Votre isolement est levé s’il est négatif, mais s’il est positif suivez la procédure dédiée.

Si les symptômes s’aggravent

Malaise, difficultés respiratoires aigües, étouffement : appelez le 15 (SAMU), ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.

Gestes barrières

Le gouvernement demande à tous d’appliquer au quotidien quelques gestes simples pour se protéger et protéger les autres :

  • Se laver régulièrement les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique
  • Éviter de se toucher le visage
  • Tousser ou éternuer dans le pli du coude
  • Respecter une distance d’1m au minimum avec autrui
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique et le jeter
  • Saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades
  • Port du masque recommandé en extérieur quand la distance d’1m ne peut être respectée et obligatoire dans les lieux clos ou bondés

Masques grand public

L’État demande de ne plus utiliser de masques artisanaux qu’on a fabriqué soi-même, peu efficaces, mais seulement les masques industriels « grand public » vendus dans les pharmacies ou les commerces.

Le port d’un masque grand public reste obligatoire dans de nombreuses situations pour toute personne de 6 ans et plus : dans tous les lieux clos recevant du public (entreprises, salles de cours, associations, transports en commun, magasins, etc.), à l’extérieur quand la distance d’1m ne peut pas être respectée (lieu bondé, file d’attente, marché, tribunes, etc.), en cas de symptômes ou face à quelqu’un ayant des symptômes… Dans les transports en commun RATP, d’autres consignes sanitaires s’appliquent en plus du masque. Il n’est pas conseillé pour le sport en extérieur si vous pratiquez dans une zone peu fréquentée.

Si vous êtes malade du COVID-19 : demandez à votre médecin ou en pharmacie un masque FFP2, plus adapté.

Le masque ne se substitue pas au respect des gestes barrières mais les complète. Plus d’infos concernant les masques sur le site du gouvernement

Consignes du gouvernement

Les mesures suivantes s’appliquent sur tout le territoire (plus d’infos sur le site du gouvernement / des mesures différentes s’appliquent à l’outremer) – Continuez à respecter en toutes circonstances les gestes barrières :

  • Les consignes du port du masque en extérieur sont assouplies mais il reste obligatoire dans les lieux publics clos.
  • Le pass sanitaire est obligatoire pour toute personne de 12 ans et plus dans certains lieux, établissements et évènements, en intérieur ou en extérieur sans notion de jauge : cafés et restaurants y compris en terrasse et sans limite de taille, lieux sportifs (salles de sport, piscines, etc. avec masque obligatoire pour se déplacer entre les salles de sport), transports interrégionaux en France (avions, trains et cars pour les longs trajets ; en plus des consignes et restrictions pour vos voyages en outremer ou à l’étranger). Ainsi que pour les spectacles, parcs d’attraction, stades, cinémas, théâtres, bibliothèques, salles de jeux, musées, discothèques, concerts, compétitions, etc.
  • Le pass sanitaire n’est pas obligatoire en entreprise, mais l’est pour les séminaires professionnels en dehors du site de l’entreprise. Le télétravail doit continuer à être encouragé (2 jours/semaine idéalement selon le gouvernement) et votre poste doit être adapté pour votre sécurité.
  • À compter du 15 décembre, afin de continuer à bénéficier du pass sanitaire les 65 ans et plus ainsi que les personnes atteintes de comorbidités devront justifier d’une dose de rappel (donc une 3è dose pour ceux ayant reçu deux doses auparavant).
  • Les visites dans un EHPAD, une maison de retraite, un établissement médico-social ou un hôpital sont autorisées avec des règles renforcées (pass sanitaire obligatoire et masque pour tout visiteur y compris mineur). La prudence maximale reste recommandée de part et d’autre : les personnes âgées ou fragiles sont invitées à limiter contacts et sorties.

Tout manquement à ces règles peut être sanctionné d’une amende de 135€ pour première sanction avec une majoration à 375€. Pour une seconde infraction commise dans les 15 jours, l’amende sera de 200€ (majoration à 450€). Enfin pour une troisième infraction dans les 30 jours l’amende sera de 3750€ et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement.

Dans les établissements scolaires

Les cours et les examens sont organisés à 100% en présentiel pour les élèves et les étudiants.

Il n’y a pas de pass sanitaire pour rentrer dans l’établissement, mais un protocole renforcé : tests salivaires et autotests régulièrement proposés, lavage systématique des mains plusieurs fois par jour, distanciation physique, croisement de groupes évité, aération et désinfection quotidienne des locaux, port du masque qui peut être obligatoire selon la situation sanitaire de l’établissement pour tout adulte et élève de 6 ans et plus hors cours de récréation (les masques en tissus « maisons » sont désormais interdits). Pour les familles précaires : des masques peuvent être attribués par les services sociaux compétents. Attention : pour les sorties scolaires le pass sanitaire est demandé aux élèves de 12 ans et plus.

Si un cas positif au COVID-19 est déclaré dans une classe : au collège et au lycée seuls les élèves non-vaccinés doivent rentrer chez eux et suivre les cours à distance. En revanche à l’école primaire la classe entière devra fermer ses portes. Pour les universités, les étudiants positifs au COVID-19 ou cas contact ne peuvent pas participer aux évaluations pendant leur période d’isolement. Les étudiants et personnels vaccinés ne peuvent pas être considérés comme cas contacts.

Plus d’infos sur le site du gouvernement

Soutien face à la crise

Le PLFSS évalue le déficit de la Sécurité sociale liée à la crise du COVID à 49 milliards d’euros pour 2020 (5,4 initialement prévus) et l’estime à 35,8 milliards en 2021. Les principales mesures du PLFSS appliquées en 2021 : téléconsultations remboursées, tiers payant en 100% Santé, taxe sur les mutuelles, congé paternité allongé, le Ségur de la santé qui consacre 6 milliards d’euros à l’investissement et la revalorisation des salaires dans le secteur de la santé et de la dépendance.

L’Assurance Maladie rembourse entièrement dès janvier 2022 les consultations de psychologues sur Prescription médicale dans le cadre du parcours de soins coordonné et hors dépassement d’honoraires (30 à 40€/séance). Et ce pour tous les Français dès l’âge de 3 ans, a annoncé le chef de l’Etat.

600 milliards d’euros ont été dépensés pour faire face à la crise. Emmanuel Macron a exclu d’augmenter les impôts.

Coordonnés utiles

  • Un N° vert répond en permanence à vos questions, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000 (accès aux personnes sourdes ou malentendantes en cliquant ici).
  • Vous pouvez rester informé via l’appli mobile TousAntiCovid, ou le compte WhatsApp du gouvernement : cliquez ici, ou enregistrez le 07.55.53.12.12 au nom de Gouvernement puis envoyez à ce contact un message sur WhatsApp pour commencer la discussion.
  • Autres N° d’urgence et d’écoute : le 17 (police) en cas de danger immédiat, le 119 en cas de violences sur les enfants, le 3919 en cas de violences conjugales, et pour tous les professionnels de santé une plateforme nationale d’appui médico-psychologique au 0 800 73 09 58 (n° vert)

La plateforme tél. et le bot WhatsApp ne dispensent pas de conseils médicaux : si vous présentez des signes d’infections ou avez été en contact avec une personne malade suivez la procédure dédiée.

Pour nos adhérents