COVID-19 : tout ce qu'il faut savoir

COVID-19 : tout ce qu’il faut savoir

L’évolution de la crise en France et dans le monde, comment se faire vacciner, qu’est-ce que le « pass sanitaire », que faire en cas d’infection, les mesures barrières et les réflexes se protéger, les consignes nationales ainsi que pour vos voyages en outremer ou à l’étranger, les dispositifs de soutien dont vous pouvez bénéficier.

Évolution de l’épidémie

Grâce à vos efforts, le taux d’infection en France baisse de manière continue et vient de passer en-dessous des 5.000 nouveaux cas/jour. En conséquence les restrictions sont peu à peu assouplies sur tout le territoire.

Mais le recours au pass sanitaire pour certains évènements et déplacements se généralise et le protocole sanitaire en cas d’infection est alourdi (test, isolement…) afin d’identifier les cas variants, plus nocifs, plus contagieux et désormais en circulation sur notre sol.

Pour continuer à endiguer le virus ou ses souches variantes, et éviter une nouvelle vague de saturation des hôpitaux et de décès, il reste impératif de respecter les consignes nationales et les mesures barrières, être vigilant en cas d’apparition des symptômes et surtout recourir à la vaccination désormais accessible à tous, « priorité des priorités » pour sortir de la crise rappelle le Premier Ministre. C’est de l’engagement de chacun que dépend notre santé collective, mais également la possibilité de reprendre le cours de nos vies.

En chiffres*

  • 174.032.728 cas confirmés dans le monde, 32.801.529 en Europe dont 5.757.311 en France
  • 3.738.030 décès dans le monde, 729.953 en Europe dont 110.767 en France**
  • 1,0% de taux de positivité des tests en France***
  • 1.337 nouvelles hospitalisations en France sur les 7 derniers jours dont 307 en soins critiques.****
  • 31.981.541 personnes en France ont reçu au moins une dose du vaccin.

* Source : Santé Publique France. Chiffres du 20/06/2021.
** Nombre de décès mis à jour hebdomadairement pour les décès survenant à l’hôpital et au sein des Établissements sociaux et médico-sociaux
*** Nombre de personnes testées positives en RT-PCR SARS-CoV-2 divisé par le nombre de personnes testées, sur les 7 derniers jours consolidés
**** Source : données remontées par les centres hospitaliers participants à SI-VIC

Vaccination

En France, le vaccin est désormais ouvert à toute personne de 12 ans et plus. Il est non-obligatoire (après recueil du consentement) et pris en charge à 100% par la Sécurité sociale (n’oubliez pas votre carte Vitale lors de votre vaccination !).

Concernant la vaccination des 12-17 ans : elle ne peut se faire qu’en centre de vaccination, avec le vaccin Pfizer (seul autorisé pour ce public en Europe) et avec l’accord du mineur comme de ses parents (ou responsables légaux) en remplissant l’attestation dédiée du ministère de la Santé (Format PDF / 454 Ko). Lors de l’injection, la présence d’un des deux parents du mineur est nécessaire, muni de ladite attestation : il s’engage sur l’honneur à ce que le parent absent cotitulaire de l’autorité parentale ait donné son autorisation.

Pour se faire vacciner, des centres de vaccination départementaux, des pharmacies, des centres médicaux et des médecins sont accessibles sur RDV via Sante.fr, Doctolib ou le N° vert 0 800 009 110. Vous pouvez aussi demander à vous faire vacciner chez votre médecin traitant (pour les personnes à risque notamment) ou votre médecin du travail.

Le vaccin est administré en deux fois sur deux rendez-vous consécutifs,* afin d’obtenir l’immunité maximale. Une fois vacciné deux fois, veillez à conserver les gestes barrières pour laisser au vaccin le temps d’agir et pour éviter de transmettre le virus, qui peut se fixer sur vous même s’il ne peut plus vous contaminer. Suite à votre première puis deuxième injection vos justificatifs vous sont remis : veillez à bien les conserver car ils constituent votre pass sanitaire, indispensable pour certains évènements et voyages.

* Sauf si vous avez contracté récemment le virus ou si vous utilisez le vaccin Janssen : dans ces cas-là une seule dose suffit.

Sont prioritaires lors de la prise de rendez-vous : les 55 ans et plus, les femmes enceintes, les personnes avec au moins une comorbidité ou une pathologie grave, les professionnels de santé et du secteur médico-social, les résidents des EHPAD (vaccinées directement en établissement comme ce fut le cas dans notre EHPAD La Maréchalerie ; en cas d’incapacité cognitive le personnel soignant recoure à une personne de confiance pour le consentement). Si vous n’êtes pas prioritaire : plusieurs jours d’attente peuvent être nécessaires avant d’obtenir un créneau pour le rendez-vous. Liste détaillée des personnes prioritaires disponible sur Sante.fr

Le vaccin est-il dangereux ?

Il est possible de ressentir des effets secondaires suite au vaccin. Dès que notre système immunitaire est stimulé pour produire les anticorps, nous pouvons développer un peu de fièvre et des douleurs musculaires. En général les choses rentrent dans l’ordre en quelques jours.

Concernant la méfiance en France autour du vaccin AstraZeneca après plusieurs cas de thromboses, le Premier Ministre a souligné qu’il s’agissait de « formes rarissimes d’effets d’indésirables », rappelant que « les autorités médicales en ont tiré les conséquences en le recommandant qu’au-delà de 55 ans (…) J’ai 55 ans et je me suis fait vacciner avec l’AstraZeneca comme 200 millions de personnes dans le monde ».

Plus d’infos sur notre fiche pratique consacrée aux vaccins

Pass sanitaire

C’est le terme pour désigner les justificatifs permettant de vérifier le statut vaccinal, le résultat d’un test négatif ou le certificat de rétablissement d’une personne. Dans le cadre du plan de réouverture du pays, le déploiement du pass sanitaire en France et partout dans l’UE vise à sécuriser la reprise des activités et des voyages qui présentent les plus forts risques de diffusion épidémique. Il peut ainsi vous être demandé en cas d’événements réunissant plus de 1.000 personnes, à l’entrée d’une discothèque, pour un séjour en outremer ou à l’étranger, etc.

L’une des trois preuves suivantes constitue ce qu’on appelle le pass sanitaire (papier, ou numérique en ayant scanné puis enregistré, via l’appli mobile TousAntiCovid, le QR code présent sur le document papier faisant office de preuve) :

  1. Votre justificatif de vaccination une fois complètement vacciné (2 semaines après la 2e injection pour les vaccins à double injection Pfizer, Moderna et AstraZeneca / 4 semaines après l’injection pour les vaccins avec une seule injection comme Johnson & Johnson / 2 semaines après l’injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid et donc une seule injection). Toute personne vaccinée peut récupérer son attestation de vaccination sur le portail patient de l’Assurance Maladie ou auprès de n’importe quel professionnel de santé sur demande.
  2. La preuve d’un test négatif de moins de 48h pour l’accès aux grands événements concernés, et maximum 72h pour le contrôle aux frontières. Les délais de validité des tests (48h ou 72h selon les cas) sont stricts : veillez à ne pas les dépasser ainsi qu’bien vous renseigner auparavant.
  3. Un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19 réalisé plus de 2 semaines et moins de 6 mois après infection dûment constatée, disparition des symptômes et période de contagiosité écoulée. Ces tests permettent d’indiquer un risque limité de réinfection à la Covid-19.

Plus d’infos sur le site du gouvernement

TousAntiCovid

Cette appli mobile, en plus de stocker votre pass sanitaire en format numérique sous forme de QR code, vous informe sur l’évolution de la pandémie et des consignes sanitaires et vous alerte immédiatement en cas de contact récent avec un utilisateur de l’appli testé positif au COVID-19 : commerces, transports, travail… Si c’est le cas : isolez-vous à domicile, soyez vigilant pour repérer les symptômes et suivez les consignes de l’appli. Disponible sur Apple App Store (iOS) et Google Play Store (Android).

Symptômes et transmission

La maladie se transmet par gouttelettes : postillons, éternuements, toux, face-à-face prolongé, discussion sans précautions, contact avec des mains non lavées… Il n’existe aucun risque de contamination rapporté par courrier, colis, par l’eau ni par un insecte. La période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes va de 3 à 14 jours.

Les symptômes principaux : fièvre, difficultés respiratoires (toux, essoufflement), maux de gorge et de tête, courbatures, fatigue, parfois diarrhées et perte de l’odorat et du goût. En cas d’aggravation, le coronavirus provoque des pneumopathies graves voire mortelles.

Dans l’attente de vous faire vacciner, le traitement est symptomatique en lien avec votre médecin.

L’affaire de tous

Si les personnes âgées, obèses ou à risque sont les plus susceptibles de développer une forme grave, tout le monde est concerné : des cas d’infection grave voire de décès hors personnes fragiles sont plus fréquemment constatés notamment du fait des souches variantes, qui affectent davantage les plus jeunes par rapport à la première version du virus.

Vous êtes malade ou en contact avec un malade

Dès les premiers symptômes (toux, fièvre…) :

  1. Isolez-vous à domicile, portez toujours un masque face aux autres et appliquez bien les gestes barrières.
  2. Consultez un médecin (idéalement votre médecin traitant) afin qu’il vous prescrive un arrêt de travail, un masque plus adapté et une ordonnance pour vous faire tester. Privilégiez la téléconsultation, remboursée à 100% par la Sécurité sociale pendant cette période.
  3. Prenez immédiatement rendez-vous pour un test de dépistage, remboursé à 100% par la Sécurité sociale, dans un centre de dépistage ou un laboratoire près de chez vous. Privilégiez les rendez-vous sur Doctolib pour gagner du temps.
  4. Lors du rendez-vous munissez-vous de votre ordonnance, votre carte Vitale et votre masque.
  5. Maintenez votre isolement avec masque en attendant les résultats.
  6. Si le test est positif, listez les personnes avec qui vous avez été en proximité : l’Assurance Maladie et/ou votre médecin vous appellera, vous et ces « personnes contact », pour vous informer des consignes à suivre. Restez isolé avec masque jusqu’à votre guérison complète (10 jours minimum sans symptômes, 10 jours minimum depuis l’apparition des premiers symptômes, 48h de plus si persistance de la fièvre après les 10 jours) et suivez les recommandations de l’Assurance Maladie et de votre médecin. Pour déterminer s’il s’agit d’une contamination aux variants, un test positif doit être accompagné d’un « test PCR de criblage ».

Même sans symptômes, si vous êtes déclaré « cas contact » d’une personne contaminée, par cette dernière, un médecin, l’Assurance Maladie ou l’appli TousAntiCovid :

  1. Isolez-vous à domicile (en télétravail si vous avez un emploi), portez toujours un masque face aux autres, appliquez bien les gestes barrières, soyez vigilant sur vos symptômes et prévenez toute personne ayant eu un contact à risque avec vous.
  2. Prenez immédiatement rendez-vous pour un test de dépistage, remboursé à 100% par la Sécurité sociale, dans un centre de dépistage ou un laboratoire près de chez vous. Privilégiez les rendez-vous sur Doctolib pour gagner du temps. Si vous êtes informé par un médecin ou l’Assurance Maladie, ils devront vous indiquer où vous rendre et vous serez automatiquement inscrit pour ce test.
  3. Lors du rendez-vous munissez-vous de votre carte Vitale et votre masque.
  4. Maintenez votre isolement avec masque en attendant les résultats.
  5. Si le test est positif, suivez la procédure dédiée. Si le test est négatif, restez isolé 7 jours à partir de la date du dernier contact, puis refaites un test. Votre isolement est levé s’il est négatif, mais s’il est positif suivez la procédure dédiée.

Si les symptômes s’aggravent (malaise, difficultés respiratoires aigües, étouffement) : appelez le 15 (SAMU), ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.

Les personnels de soin disposent de consignes de vigilance et d’un protocole précis pour prendre en charge les malades. Chaque département dispose d’au moins un hôpital de référence organisé pour accueillir et soigner correctement les cas graves.

Le virus peut vivre quelques heures sur le pelage d’un animal

  • Si vous êtes malade : restez éloigné de vos animaux et portez un masque.
  • Lavez-vous bien les mains après un contact avec votre animal domestique, sa litière ou ses excréments.
  • Évitez tout contact avec sa salive.
  • Inutile de nettoyer entièrement son chien ou son chat au retour d’une promenade (ne le maltraitez pas !).
  • Toutefois, vous pouvez nettoyer les pattes avec de l’eau, du savon adapté et rincer abondamment.

Gestes barrières

Le gouvernement demande à tous d’appliquer au quotidien quelques gestes simples pour se protéger et protéger les autres :

  • Se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique
  • Éviter de se toucher le visage
  • Tousser ou éternuer dans le pli du coude ou dans un mouchoir
  • Respecter une distance d’1m au minimum avec autrui
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique et le jeter
  • Saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades
  • Port du masque recommandé en extérieur quand la distance d’1m ne peut être respectée et obligatoire dans les lieux clos ou bondés

Et chez vous ?

Aérez votre logement quotidiennement.

Les surfaces fréquemment touchées avec les mains doivent être nettoyées, 2 fois/jour idéalement : poignées, boutons d’ascenseur, interrupteurs, surfaces d’écran tactile, claviers… Les produits de nettoyage et désinfectants sont efficaces contre le virus.

Masques grand public

L’État demande de ne plus utiliser de masques artisanaux qu’on a fabriqué soi-même, peu efficaces, mais seulement les masques industriels « grand public » vendus dans les pharmacies ou les commerces. Si vous êtes malade du COVID-19 : demandez à votre médecin un masque plus adapté.

Le port d’un masque grand public reste obligatoire dans de nombreuses situations pour toute personne de 6 ans et plus : dans tous les lieux clos recevant du public (entreprises, salles de cours, associations, transports en commun, magasins, etc.), à l’extérieur quand la distance d’1m ne peut pas être respectée (lieu bondé, file d’attente, marché, tribunes, etc.), en cas de symptômes ou face à quelqu’un ayant des symptômes… Dans les transports en commun RATP, d’autres consignes sanitaires s’appliquent en plus du masque. Il n’est pas conseillé pour le sport en extérieur si vous pratiquez dans une zone peu fréquentée.

Le masque ne se substitue pas au respect des gestes barrières mais les complète. Plus d’infos concernant les masques sur le site du gouvernement

Bien utiliser et entretenir votre masque

  • Lavez-vous bien les mains avant de le mettre.
  • Ajustez-le de façon à recouvrir le nez, la bouche et le menton.
  • Enlevez-le en ne touchant que les lanières élastiques.
  • Changez-le quand vous l’avez porté 4h, pour boire ou manger, s’il s’humidifie ou est endommagé.
  • Évitez de le toucher ou le déplacer.
  • Ne le mettez jamais en position d’attente sur le front ou le menton ou sous le nez.
  • Pour un masque en tissus, en attendant de le laver, ne le mettez pas dans une poche mais isolez-le dans une surface dédiée et désinfectée : un sac plastique, une boîte, etc.
  • Pour un masque en tissus lavez-le à la machine avec lessive (30mn à 60°C minimum) puis séchez-le avec un sèche-linge, sèche-cheveux ou à l’air libre, sur une surface désinfectée.

Transports en commun RATP

Les précautions maximales sont demandées aux usagers en plus des gestes barrières habituels : respecter les marquages au sol de distance entre les voyageurs, le port du masque obligatoire entraine une interdiction de boire ou manger durant les trajets, impossible d’acheter son ticket auprès d’un conducteur ; nous vous invitons à acheter et recharger à distance vos titres de transports grâce à l’appli mobile RATP et acheter vos tickets de bus par SMS.

Les agents RATP sont pleinement mobilisés pour informer les voyageurs de l’état du trafic, rappeler les gestes barrières et veiller à la propreté des stations. Des désinfections anti COVID-19 quotidiennes des véhicules et des espaces sont effectués, et des distributeurs de gel hydro-alcoolique disponibles dans les gares.

Nos conseils : évitez de voyager aux heures de pointe si vous le pouvez, limitez vos déplacements et privilégiez les solutions de mobilité alternative.

Le COVID-19 endeuille aussi certaines familles d’agents RATP

Pour aider nos orphelins, (nos évènements caritatifs sont annulés en 2021 et nos initiatives de collecte limitées par la crise sanitaire) : rendez-vous sur notre page web dédiée aux dons par chèque ou en ligne

Consignes du gouvernement

Les mesures suivantes s’appliquent sur tout le territoire (plus d’infos sur le site du gouvernement / des mesures différentes s’appliquent à l’outremer) – Continuez à respecter en toutes circonstances les gestes barrières :

  • Les consignes du port du masque en extérieur sont assouplies, et le couvre-feu de 23h à 6h du matin est désormais entièrement levé.
  • Les regroupements de plus de 10 personnes sont interdits au moins jusqu’au 30 juin, tout comme la consommation d’alcool sur la voie publique.
  • Les cafés et les restaurants peuvent à nouveau servir en salle (6 personnes maximum/tablée). Les piscines et les salles de sport sont également ouvertes pour les activités individuelles ou sans contact (avec une jauge de 50% de leur effectif maximum). Les sports de combat en plein air (25 personnes maximum) sont autorisés. Les compétitions sportives en plein air peuvent se tenir dans la limite de 500 participants. Pour les sports de contact en intérieur, il faudra patienter jusqu’au 30 juin.
  • Les lieux et évènements de plus de 1.000 personnes où se brassent les foules (stades, festivals… 5.000 personnes maximum) doivent recourir au pass sanitaire.
  • Les concerts debout sont de nouveau autorisés à compter du 30 juin, avec une jauge de 75% en intérieur et pass sanitaire obligatoire au-delà de 1000 spectateurs attendus (en cas de pass sanitaire le masque n’est plus obligatoire mais recommandé). Les discothèques peuvent rouvrir à compter du 9 juillet avec une capacité d’accueil réduite à 75%, une entrée autorisée uniquement sur présentation d’un pass sanitaire et port du masque recommandé. Pour les concerts comme pour les discothèques, des barnums à l’entrée peuvent être installés pour permettre aux clients sans pass sanitaire de réaliser un test de dépistage rapide.
  • Le télétravail doit continuer à être encouragé (2 jours/semaine idéalement selon le gouvernement) et votre poste doit être adapté pour votre sécurité.
  • Les visites dans un EHPAD, une maison de retraite ou un établissement médico-social sont autorisées avec des règles renforcées (rendez-vous obligatoire et masque pour tout visiteur y compris mineur). La prudence maximale reste recommandée de part et d’autre : les personnes âgées ou fragiles sont invitées à limiter contacts et sorties.
  • Concernant les voyages avec l’outremer ou la Corse, le pass sanitaire avant embarquement est obligatoire dès 11 ans (un test PCR ou antigénique de moins de 48h pour la Corse, qui n’admet pas les certificats de rétablissement suite à une contamination au Covid-19). Sauf pour Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie, vous devez en plus vous munir de justificatifs de motif impérieux pour vous y rendre : impossible pour l’instant d’y envisager des vacances. En Guadeloupe ou à Mayotte, il faut aussi respecter une « septaine stricte » d’isolement à l’arrivée. Les conditions d’admission et mesures sanitaires en vigueur dans chaque territoire d’outremer sont susceptibles d’évoluer et précisées sur le site du gouvernement.
  • Pour voyager dans l’UE il n’est pas nécessaire de justifier son déplacement, mais les États européens imposent des mesures variées afin d’accéder à leur territoire : certains acceptent les voyageurs sous simple condition de pass sanitaire (c’est le cas de la France pour tous les voyageurs en provenance d’Europe ou à votre retour d’un pays européen vers l’hexagone), quand d’autres ferment leurs frontières autant que possible et imposent des quarantaines à l’arrivée. À partir du 1er juillet, le pass sanitaire sera officiellement reconnu pour les déplacements internes à l’Espace Schengen en tant que « certificat européen Covid ». Mais au-delà de cet accord commun, les États peuvent établir des mesures sanitaires supplémentaires si ils l’estiment nécessaire : avant de partir renseignez-vous donc bien sur votre destination potentielle à la rubrique « Conseils aux voyageurs » du site du ministère des Affaires étrangères.
  • Les voyages hors UE sont déconseillés et peu pourront y accéder cet été. C’est le pays hôte qui pose ses conditions, avec une situation sanitaire très évolutive dans le reste du monde : chaque État peut modifier ses règles d’accueil à tout moment, tout comme la France pour votre retour selon votre pays de provenance. Veillez donc à vous référer régulièrement aux informations données par destination sur le site du ministère des Affaires étrangères et sur les sites des ambassades. Si vous revenez de pays extra-européens à risque (Brésil, Argentine, Colombie…), une quarantaine est imposée à l’arrivée en France. Si vous revenez du Royaume-Uni, vous devrez remplir une attestation et présenter un test PCR de moins de 72h ou antigénique de moins de 48h afin d’arriver en France, avec un isolement de 7 jours pour les personnes non-vaccinées.

Tout manquement à ces règles peut être sanctionné d’une amende de 135€ pour première sanction avec une majoration à 375€. Pour une seconde infraction commise dans les 15 jours, l’amende sera de 200€ (majoration à 450€). Enfin pour une troisième infraction dans les 30 jours l’amende sera de 3750€ et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement.

Dans les établissements scolaires

Un protocole sanitaire renforcé est en vigueur : tests salivaires et autotests régulièrement proposés, lavage systématique des mains plusieurs fois par jour, distanciation physique, croisement de groupes évité, aération et désinfection quotidienne des locaux, port du masque pour tout adulte et élève de 6 ans et plus hors cours de récréation (les masques en tissus « maisons » sont désormais interdits). Pour les familles précaires : des masques peuvent être attribués par les services sociaux compétents.

Concernant les universités : chaque étudiant a la possibilité de se rendre à l’université au moins 1 jour/semaine.

Tous les examens sont maintenus en présentiel : brevet, baccalauréat, mais aussi dans les classes préparatoires et l’enseignement supérieur. S’agissant du cas particulier des BTS, les étudiants n’ayant pas pu aller à l’examen prévu en mai ou ayant échoué ont droit à une session de rattrapage sous la forme d’un oral en juillet.

Plus d’infos sur le site du gouvernement

Soutien face à la crise économique

Le Premier Ministre s’engage à maintenir les dispositifs d’aide et les mesures du plan de relance partout où les restrictions sont conservées (plus de détails sur le site dédié). « À partir du 1er juin, l’accompagnement se fera au prorata de la reprise d’activité. On aura une réponse adaptée par secteur » assure Emmanuel Macron :

  • Le droit au dispositif de chômage partiel pour les parents dans l’obligation de rester à domicile pour garder leurs enfants est réactivé.
  • Le dispositif d’indemnisation des interruptions de travail a évolué : plus d’infos sur Ameli.fr. En cas d’arrêt maladie, le délai de carence s’applique à nouveau pour les indemnités journalières.
  • Les travailleurs précaires, saisonniers et intermittents qui ont travaillé plus de 60% du temps en 2019 et qui n’ont pas pu travailler suffisamment en 2020 pour recharger leurs droits au chômage, peuvent toucher une garantie de ressource de 900€/mois.
  • Un soutien aux entreprises et à leurs démarches de numérisation numérique, aux technologies vertes et aux circuits courts, à la formation et à l’embauche des jeunes… Par ailleurs, le Ségur de la santé consacre 6 milliards € à l’investissement dans le secteur sanitaire et médico-social.
  • Les entreprises totalement ou partiellement fermées verront leur chômage partiel pris en charge à 100%.
  • Pour les entreprises des secteurs pénalisés mais qui ne sont pas fermés (hôtellerie, tourisme, événementiel…) et dont le chiffre d’affaires a chuté au moins de moitié, une aide de 15 à 20% du chiffre d’affaires est accordée dans la limite de 200.000€.
  • Les coûts fixes sont pris en charge pour toutes les entreprises fermées qui ont un chiffre d’affaires d’au moins 1 million €/mois et plafonnée à 3 millions € sur janvier-juin 2021.

Emmanuel Macron a exclu d’augmenter les impôts. 600 milliards d’euros ont été dépensés pour faire face à la crise.

Coordonnés utiles

  • Un N° vert répond en permanence à vos questions, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000 (accès aux personnes sourdes ou malentendantes en cliquant ici).
  • Vous pouvez rester informé sur le compte WhatsApp du gouvernement : cliquez ici, ou enregistrez le 07 55 53 12 12 au nom de Gouvernement puis envoyez à ce contact un message sur WhatsApp pour commencer la discussion.
  • Autres N° d’urgence et d’écoute : le 17 (police) en cas de danger immédiat, le 119 en cas de violences sur les enfants, le 3919 en cas de violences conjugales, et pour tous les professionnels de santé une plateforme nationale d’appui médico-psychologique au 0 800 73 09 58 (n° vert)

La plateforme tél. et le bot WhatsApp ne dispensent pas de conseils médicaux : si vous présentez des signes d’infections ou avez été en contact avec une personne malade suivez la procédure dédiée.

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